Faut-il toujours avoir peur des OGM ?

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Et s’il n’avait jamais fallu en avoir peur, de ces fameux OGM ? Que seraient la plupart de nos médicaments si le génie génétique n’avait pas permis de fabriquer des protéines, éven-tuellement humaines, en quantité ? Que serait notre pâtisserie industrielle sans l’usage comme auxiliaires technologiques ou additifs de préparations enzymatiques produites par des micro-organismes GM [1], permettant d’obtenir en quantité et de façon reproductible toutes sortes de pâtes, plus ou moins aérées ou denses ? Que serait la quasi-totalité de nos fromages sans la chymosine recombinante produite par OGM [1] ? Quelle quantité de présure extraite de combien de caillettes de combien de veaux nous faudrait-il utiliser ? Et la litanie pourrait continuer.

Pour être tout à fait correct, il convient de préciser que dans les cas précités, il s’agit non pas d’OGM, mais de produits extraits et plus ou moins purifiés à partir de cultures d’OGM (micro-organismes le plus souvent). Dès lors qu’il ne reste plus d’OGM ni la moindre trace d’ADN de l’OGM, son mode d’obtention n’a pas à être précisé sur le produit.

A l’heure actuelle, aucune souche (vivante) de micro-organismes GM n’est de fait sur le marché, en raison de la mauvaise presse de ce qui est “génétiquement modifié” (d’aucuns disent “génétiquement manipulés”, on pourrait également dire “génétiquement améliorés”). Aucun chef d’entreprise n’ose risquer la réputation de sa marque en bravant les préjugés des consommateurs.

Des animaux transgéniques sont très utilisés pour des recherches fondamentales et médicales [2], mais aussi pour la préparation d’organes animaux non rejetés et de protéines thérapeutiques [3, 4]. Mais notre alimentation[...]

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À propos de l’auteur

Ancien Professeur de Biologie Moléculaire Végétale, Université, MONTPELLIER.