Fonction respiratoire des adultes nés avec un très petit poids de naissance

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Yang J, Kingsford RA, Horwood J et al. Lung function of adults born at very low birth weight. Pediatrics, 2020;145:in press.

Le taux de survie des patients nés avec un très petit poids de naissance (< 1 500 g) et des grands prématurés (nés avant 32 semaines d’aménorrhée [SA]) ne cesse d’augmenter depuis la fin des années 1970 dans les pays industrialisés. La fonction respiratoire de cette population est bien étudiée dans l’enfance et à l’adolescence, en revanche, il existe peu d’études de population à l’âge adulte.

Le but de ce travail néo-zélandais était de comparer de façon prospective la fonction respiratoire d’adultes nés avec un très petit poids de naissance par rapport à des adultes nés à terme.

En 1986, 413 enfants nés avec un très petit poids de naissance ont été inclus dans une cohorte de suivi prospectif. Entre mars 2013 et octobre 2016, parmi les survivants, 226 patients alors âgés de 26 à 30 ans ont été comparés à 100 témoins nés à terme la même année n’ayant pas été hospitalisés en néo­natologie. Leur santé physique et mentale était évaluée, de même que leur développement psychique et leur insertion sociale. Pour évaluer leur fonction respiratoire, l’histoire néonatale était prise en compte ainsi que l’existence d’un tabagisme. Leur fonction ventilatoire était évaluée par la réalisation d’explorations fonctionnelles respiratoires (EFR).

En comparaison des témoins, les hommes et les femmes nés avec un très petit poids de naissance étaient significativement plus petits (–5 cm en moyenne, p < 0,001). 46 % déclaraient avoir déjà fumé, alors qu’ils n’étaient que 33 % dans le groupe contrôle (p = 0,034). Les patients nés avec un très petit poids de naissance avaient reçu des corticoïdes en anténatal dans 57 % des cas et aucun n’avait eu du surfactant, non disponible à cette époque. Par ailleurs, 32 % étaient petits pour l’âge gestationnel et 20 % répondaient au diagnostic de dysplasie broncho-­pulmonaire (DBP). À l’âge d’évaluation, les anciens prématurés ne rapportaient significativement pas plus de crises d’asthme, mais une respiration sifflante au cours de l’année écoulée était notée dans 34,8 contre 23 % chez les contrôles (p = 0,034).

Sur le plan pulmonaire, un syndrome obstructif, le plus souvent modéré, était mis en évidence chez 35 % des adultes nés avec un faible poids de naissance versus 14 % chez les contrôles. Chez les adultes anciens prématurés, le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) et le ratio VEMS/capacité vitale forcée étaient significativement plus faibles par rapports aux témoins et leur volume résiduel (VR) était plus haut avec un ratio VR/capacité pulmonaire totale diminué. Leur capacité de diffusion du monoxyde de carbone était diminuée par rapport[...]

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À propos de l’auteur

Service de Gastro-Entérologie et Nutrition Pédiatriques, Hôpital Armand Trousseau, PARIS.

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