La grippe saisonnière, une constante insaisissable ?

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Chaque épidémie hivernale de grippe apporte son lot de surprises sur un fond de permanence. Nous verrons successivement comment les virus nous échappent encore, les conséquences cliniques françaises, européennes et américaines en termes d’exercice au quotidien et de santé publique, les moyens de lutte et de prévention. Seule la grippe saisonnière est envisagée ici.

Les virus de la grippe saisonnière [1, 2]

Ils sont de mieux en mieux connus grâce aux laboratoires de référence reconnus par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il en existe deux en France, à l’Institut Pasteur de Paris et à Lyon.

Les virus de la grippe ont été identifiés en 1933. Ces virus sont d’origine animale (zoonoses aviaires ou autres) et se sont humanisés (adaptés à l’Homme qui les héberge dans le rhinopharynx) à un moment ou un autre, souvent après avoir donné lieu à une pandémie (premier contact entre une population naïve et un nouveau virus).

Les cliniciens connaissent les différents sous-types potentiels responsables de l’épidémie hivernale annuelle : sous-types A avec A/H3N2 et A/H1N1 et deux lignages de virus B Yamagata et Victoria, le sous-type C n’étant responsable que de “rhumes”. Ces sous-types sont définis par les antigènes de surface portés par les virus : hémagglutinine (H) et neuraminidase (N) (fig. 1).

La caractéristique essentielle des virus influenza est de posséder un génome fractionné en huit brins. Le fractionnement du génome facilite les mutations génétiques qui[...]

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À propos de l’auteur

Professeur honoraire de Pédiatrie, Université Paris 7.

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