Les enfants, les héros et la cathédrale

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“Nous savons tous que si nous devions choisir irrémédiablement entre la vie d’un enfant inconnu et la survie d’un chef-d’œuvre illustre, nous choisirions tous la vie de l’enfant inconnu”, écrivait André Malraux. “Mais cette question tragique est un piège de l’esprit. Jamais l’Humanité n’a été contrainte de choisir et elle ressent invinciblement qu’elle doit sauver l’enfant et les chefs-d’œuvre.”Des enfants, ils en avaient encore l’âge, les apprentis bâtisseurs de cathédrales.Enfants, ils avaient eu la vocation de leur futur métier, ces pompiers qui, au péril de leur vie, abordèrent les tours de la cathédrale en flammes.Encore enfants, ils avaient exprimé leur engagement pour des causes qui dépassaient leur vie, ces militaires morts en héros.“Tous enfants, partie de la cohue sans fin des générations qui se sont mises les unes sur les épaules des autres, et ne se sont jamais arrêtées en chemin vers le ciel, l’espace, les étoiles[...]

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À propos de l’auteur

Service de Pédiatrie Générale, Hôpital Robert Debré, PARIS.

Un commentaire

  1. francoise huet sur

    Superbe. Un peu de poésie dans ce monde médical qui est devenu si technique.
    Merci, Mr le Professeur, on comprend mieux ce que veut dire « Empathie » en vous lisant. Dommage que les ECN n’incluent pas un peu d’humanités, cela mettrait en valeur les qualités humaines qu’attendent de nous nos patients, les petits comme leurs parents. Accompagner, c’est marcher avec. Alors regardons-les ds les yeux en souriant, ils se sentiront écoutés considérés, compris. Et déjà soignés… un peu. Une ancienne interne de Debré

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