Les vaccinations dans le syndrome néphrotique et sous immunosuppression

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Les données disponibles relatives à l’immunogénicité et la tolérance vaccinale chez les patients immuno-déprimés sont peu nombreuses et très parcellaires. Toutefois, elles montrent que – dans le respect des contre-indications et des recommandations du calendrier vaccinal – les vaccins restent le plus souvent bien tolérés et immunogènes, même si le pourcentage de sujets répondeurs demeure inférieur à celui observé dans la population non immunodéprimée. Par ailleurs, des recommandations vaccinales spécifiques à cette population ont été élaborées.

Des études complémentaires sont nécessaires pour préciser l’immunogénicité et la tolérance des vaccins chez les patients immunodéprimés. En attendant, une harmonisation des pratiques vaccinales chez les adultes immunodéprimés pourrait être proposée afin d’aider les praticiens à mieux vacciner cette population.

Recommandations et principes généraux

Le type d’immunodéficience et le degré d’immunosuppression déterminent l’innocuité et l’efficacité des vaccins chez les sujets immunodéprimés. Le degré d’immunodéficience peut varier en fonction de l’affection sous-jacente. L’immunodéficience peut aussi varier au fil du temps chez de nombreux sujets, et la décision de recommander ou de se prononcer contre un vaccin particulier dépendra d’une analyse bénéfices/risques au cas par cas. Il existe un risque de maladie grave et de mortalité si des sujets immunodéprimés sont sous-immunisés, et chaque effort devra être déployé pour assurer une protection adéquate. Cependant, une utilisation inappropriée de vaccins vivants peut causer des événements indésirables graves chez certains[...]

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À propos de l’auteur

Néphrologie pédiatrique, hôpital Armand-Trousseau, APHP et université Pierre-et-Marie-Curie, PARIS.

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