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Voir et ne pas voir

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Jérôme. Partage de publication.
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Une image : Tu connais ? C’est un livre, ça s’ouvre. Y’a des pages à tourner. Pas besoin de cliquer, ni de recharger. Tu verras, c’est génial, ça ne s’éteint jamais…

Analyse bibliographique
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Jusqu’à la fin des années 1950, le poliovirus était une cause commune de paralysie flasque aiguë (PFA) avec environ 15 000 cas annuels aux États-Unis. Cet agent pathogène peut, en effet, créer une inflammation aiguë des cellules de la corne antérieure de la moelle épinière (substance grise). La généralisation de la vaccination contre le poliovirus a fait disparaître les cas de PFA dus à ce virus. Cependant, de véritables formes de PFA ont été décrites dans les années 1990 et 2010 secondaires à d’autres virus de type entérovirus et coxsackie virus. Suite à une épidémie en 2014 au Colorado, les autorités sanitaires américaines ont redéfini la PFA comme une faiblesse soudaine des membres avec des lésions de la substance grise de la moelle épinière sur l’IRM survenant chez des jeunes de moins de 21 ans.

Analyse bibliographique
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L’hypercholestérolémie familiale (HF) est une maladie génétique de transmission autosomique dominante, responsable d’anomalies du métabolisme des lipo­protéines. Les mutations les plus courantes touchent le récepteur du LDL-cholestérol (LDL-C), ce qui entraîne une diminution de la captation cellulaire de cette lipoprotéine. Ainsi, des taux élevés de LDL-C sont observés dès la naissance et ces patients sont exposés à des accidents cardiovasculaires prématurés. Les statines sont les traitements de choix, les changements de la morphologie et de la fonction des artères étant constatés dès l’enfance, les différentes sociétés savantes internationales s’accordent pour indiquer l’initiation du traitement dès l’âge de 8-10 ans. Si les statines sont efficaces pour diminuer les taux de LDL-C chez l’enfant, les données manquent pour savoir si un traitement débuté dans l’enfance a un impact sur la survenue d’accidents cardiovasculaires à l’âge adulte.

Actualités
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Aujourd’hui, près de 5 % des enfants sont confrontés à l’allergie alimentaire médiée par les IgE. Les réactions allergiques sévères immédiates sont de plus en plus fréquentes, notamment chez les plus jeunes enfants. Tous les aliments peuvent être impliqués dans une anaphylaxie. Toutefois, l’arachide, les laits (lait de vache mais aussi lait de chèvre/brebis), l’œuf de poule, les fruits à coque (noisette, noix de cajou, pistache, principalement) et le kiwi concentrent la majorité des cas d’allergie alimentaire grave de l’enfant en milieu scolaire [1].

Un germe et sa prévention
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L’implication de Neisseria meningitidis comme pathogène humain pourrait n’avoir que cinq siècles : un rien à l’échelon de l’humanité. Alors que maintes maladies infectieuses telles que la peste ou la rage ont été rapportées dès la Haute Antiquité, la première description d’infection invasive à ménin­gocoque (IIM) semble être celle de Willis en 1669 en Angleterre, décrivant alors une épidémie de “méningite épidémique” [1]. Il faut attendre l’an 1808 pour une caractérisation bien plus précise par Vieusseux, à travers l’autopsie de victimes après une épidémie ayant fait 33 morts en 1805 dans le canton de Genève [2]. Puis, viennent différentes descriptions dont celle de Clymer en 1872 à New York, ayant cerné la dimension transmissible d’un “agent morbifique spécifique” après 790 cas dont 607 mortels [3]. Le premier signalement de méningite cérébrospinale en Afrique est celui d’une épidémie chez des soldats à Alger en 1840 [4]. C’est en 1887 que Weichselbaum identifie le premier la bactérie dans le prélèvement de 6 victimes, la dénommant alors Diplococcus intracellularis meningitis [5]. Kiefer relate le portage par un sujet sain en 1896 [6], tandis qu’il faut attendre les travaux de Dopter en 1909 [7] pour l’identification de différents sérogroupes aidant à la compréhension des bases de la sérothérapie, tentée dès 1906 par Jochmann [8].

L'année pédiatrique 2019
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La version 2019 du GINA présente le plus important changement en 30 ans dans la stratégie de prise en charge de l’asthme chez l’adulte et l’adolescent à partir de l’âge de 12 ans : il n’est plus recommandé d’initier le traitement avec un bronchodilatateur de courte durée d’action seul [1].

L'année pédiatrique 2019
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Contrairement aux idées reçues, la France n’est pas le pays champion du monde de prescription de psychotropes aux enfants ! Même si on observe une augmentation depuis quelques années, les délivrances de psychotropes restent dans la moyenne européenne et en-deçà des États-Unis. Par contre, les profils de prescription diffèrent selon les pays et les anxio­lytiques restent la première classe prescrite chez les enfants et les adolescents français, tandis que les psychostimulants viennent en dernier [1]. Enfin, comme en pédiatrie en général, le fossé qui se creuse entre les besoins médicaux et le manque de molécules approuvées explique les proportions élevées de prescriptions hors autorisation de mise sur le marché (AMM).

L'année pédiatrique 2019
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En 2019, comme tous les ans, l’actualité allergologique a été très riche, de sorte que la sélection des thèmes présentés peut paraître un peu arbitraire. Néanmoins, l’œsophagite à éosinophiles, l’allergie au blé, l’into­lérance au blé/gluten non cœliaque, les interventions nutritionnelles précoces, l’actualité persistante des applications pour smartphones, le syndrome oral et le risque d’anaphylaxie qui lui est associé demeurent des sujets toujours débattus.

L'année pédiatrique 2019
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L’année 2019 a encore une fois été riche en publications dans le domaine de la gastroentérologie pédiatrique. Ce fut aussi l’année du 40e congrès du Groupe francophone d’hépatologie-gastroentérologie et nutrition pédiatriques (GFHGNP), organisé sur le thème d’un partage d’expérience entre les différentes générations de pédiatres gastroentérologues. Cette année encore, plusieurs mises au point ont été établies par les comités scientifiques de la Société européenne d’hépato-gastroentérologie et nutrition pédiatrique (ESPGHAN). Nous progresserons dans le tube digestif selon un sens céphalo-caudal pour revoir quelques travaux qui ont marqué cette année.

L'année pédiatrique 2019
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De nombreux médecins, et parmi eux les pédiatres et les pédiatres rhumatologues, sont confrontés à la difficulté de recevoir des patients et des familles convaincues que le patient – pour les pédiatres l’enfant – souffre des conséquences d’une maladie de Lyme ou d’un syndrome d’Ehlers-Danlos, en l’absence le plus souvent de tout élément sérieux permettant de soutenir de telles hypothèses diagnostiques.