Que reste-t-il des indications des immobilisations dans les entorses de la cheville ?

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Pendant de nombreuses années, on a considéré qu’il n’existait pas d’entorse de cheville chez l’enfant et qu’il ne s’agissait que de décollement épiphysaire de l’extrémité inférieure de la fibula. Il est maintenant admis que l’entorse de cheville existe chez l’enfant et que sa fréquence augmente avec l’âge au détriment de celle des décollements épiphysaires de l’extrémité inférieure de la fibula.

Faire la différence entre ces deux lésions est essentiel à l’étape du diagnostic, et conduit à des thérapeutiques différentes. Il en est de même pour les entorses vraies qui sont de gravité très variable et justifient donc de mettre en place des traitements adaptés.

Entorse de cheville et décollement épiphysaire de l’extrémité inférieure de la fibula, quelle différence ?

Comme dans toute lésion traumatique, le mécanisme est essentiel. Il est le même pour les deux lésions : c’est un traumatisme en varus forcé plus ou mois associé à de l’équin. La localisation de la douleur à la palpation est essentielle. Lorsqu’il s’agit d’un décollement épiphysaire de l’extrémité inférieure de la fibula, la douleur est maximale au-dessus de la malléole latérale, c’est-à-dire au niveau du cartilage de croissance. Lorsqu’il s’agit d’une véritable entorse, la douleur se situe sur les faisceaux du ligament latéral externe en commençant par le faisceau le plus antérieur (fig. 1).

Il existe bien évidemment des cas où il est très difficile de faire la différence entre les deux, soit que l’enfant est inexaminable, soit qu’il[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Orthopédie et de Chirurgie réparatrice de l’enfant, Hôpital d’Enfants Armand-Trousseau, PARIS.

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