Auteur Loundon N.

Service ORL, Hôpital Necker-Enfants malades, PARIS.

Dossier : Dépistage au cabinet
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La surdité est la déficience sensorielle la plus fréquente de l’enfant. Les surdités sévères ou pro-fondes concernent 1/1 000 nouveau-nés. À ceux là s’ajouteront les enfants qui développent une surdi-té neurosensorielle secondaire et ceux qui auront une surdité de transmission acquise. La mise en place de la parole dépend des possibilités de perception auditive, et celle-ci est inévitablement affec-tée par la surdité.
Les surdités “bilatérales de perception sévères ou profondes” congénitales sont celles qu’il est le plus grave de méconnaître. La précocité du diagnostic et de la prise en charge est essentielle pour assu-rer un développement optimal du langage oral.

Revues générales
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Les surdités congénitales moyennes à profondes concernent 1/1 000 nouveau-nés. En cas de surdité sévère à profonde, lorsque l’appareillage ne laisse pas espérer une réhabilitation auditive de bonne qualité, la question d’une implantation cochléaire doit être posée. C’est un outil de réhabilitation auditive dont l’efficacité est reconnue, qui nécessite cependant d’en bien connaître les indications et les limites.
En effet, la construction d’un système de référence auditivo-verbal fait intervenir non seule-ment l’audition périphérique mais aussi le développement des aires perceptivo-motrices, et de nombreux facteurs de construction cérébrale interviennent dans le résultat perceptif et lin-guistique.
Chez l’enfant, l’implant cochléaire s’inscrit dans un projet rigoureux qui tient compte des élé-ments médicaux, rééducatifs, psychologiques et sociaux. Les indications particulières sont celles qui concernent le très jeune nourrisson, les enfants ayant une surdité partielle, les im-plantations bilatérales. Dans les cas anatomiques difficiles, soit en cas d’ossification après méningite, soit en cas de malformation complexe de l’oreille interne ou du nerf auditif, l’implant du tronc cérébral peut être discuté.