Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est une pathologie fréquente en pédiatrie. Le terme regroupe les régurgitations simples, physiologiques chez le nourrisson, et le RGO pathologique avec des symptômes digestifs responsables de complications et/ou de symptômes extra-digestifs. La première situation, de loin majoritaire, ne nécessite aucun examen complémentaire. En revanche, une pH-métrie peut être utile en cas de reflux pathologique, quand bien même elle ne mesure que les reflux acides. Ainsi, le développement de la pH-impédancemétrie depuis une vingtaine d’années permet d’avoir plus d’informations sur l’ensemble des reflux gastro-œsophagiens.
Principe et dispositif technique
L’impédancemétrie œsophagienne est une technique d’exploration fonctionnelle de l’œsophage qui permet de mesurer des variations d’impédance électrique intraluminale. Elle détecte les mouvements de bolus qui peuvent être liquides ou gazeux dans l’œsophage, indépendamment du pH. Elle est généralement couplée à une pH-métrie qui permet d’évaluer si les mouvements liquidiens rétrogrades sont acides.
L’impédance correspond à la résistance opposée par un milieu au passage d’un courant électrique alternatif de faible intensité. L’air a une impédance élevée ; les liquides comme le contenu gastrique ou la salive une impédance basse, tandis que la muqueuse œsophagienne a une valeur intermédiaire stable (fig. 1).
La sonde naso-œsophagienne comprend en moyenne 8 capteurs d’impédance répartis à intervalles réguliers et un capteur de pH distal. Elle est mise en place de manière à s’étendre sur toute la longueur de l’œsophage et à s’arrêter au-dessus du sphincter inférieur de l’œsophage (SIO). Chaque paire d’électrodes va mesurer l’impédance locale entre deux points adjacents (fig. 2).
Un événement de reflux est défini par une chute d’impédance ≥ 50 % par rapport à la valeur de base qui se propage de façon rétrograde de l’œsophage distal à proximal et qui est observée sur au moins deux segments consécutifs. Cela permet de détecter les reflux liquides, gazeux et mixtes.
L’analyse spatio-temporelle des variations d’impédance permet de différencier une déglutition d’une propagation antérograde d’un reflux (sens inverse).
Le couplage à la pH-métrie permet de classer le type de reflux ; il est acide si < 4, faiblement acide entre 4-7 et non acide ≥ 7.
L’examen est réalisé avec ou sans traitement, sur une durée de 18 à 24 heures, idéalement en ambulatoire avec un rythme de repas/sommeil habituel. L’entourage doit remplir un journal des symptômes.
L’analyse va :
– mesurer le nombre total d’épisodes de reflux ;
– établir le temps d’exposition acide[...]
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