L’enfant et la loi de bioéthique

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“Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris…”J’ajouterais : “lorsque l’enfant paraît, l’éthique biomédicale s’en saisit !”Venant du fond des âges, l’éthique s’est trouvée mise en avant pour la première fois par Aristote dans son ouvrage intitulé Éthique à Nicomaque qui tentait de définir le Bon, le Beau et le Juste. Restée dans le domaine du concept et des idées comme dans l’ouvrage que le philosophe Spinoza lui a consacré, elle a ressurgi après les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale avec l’émergence d’une nouvelle conscience éthique (comment des hommes ont pu faire ça à d’autres hommes ?). On retrouve cette préoccupation éthique, cette fois plus ancrée dans la pratique, chez le philosophe Paul Ricœur lorsqu’il parle de “la vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes”.Marquant pourtant la révolution médico-scientifique de la deuxième moitié du xxe siècle, aucune[...]

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À propos de l’auteur

Rapporteur des lois de bioéthique de 1994, Vice-président de l’Académie Nationale de Médecine, Ancien ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées (2002-2004).

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