Les tests génétiques disponibles directement aux consommateurs et leurs conséquences sur l’anonymat du don de gamète

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Geneviève Delaisi de Parseval : Nous le savons tous les deux, l’un des points très discuté au cours des États généraux de la bioéthique est la question de l’anonymat définitif des donneurs de gamètes et d’embryons, pour les enfants qui ont été ainsi conçus (entre 70 000 et 100 000), institutionnalisé depuis la loi de 1994 (loi n°94-654 du 29 juillet 1994). Tu as déjà pris position en tant que spécialiste de génétique contre le maintien de cet anonymat dans la future mouture de la loi qui doit être révisée en 2019. Peux-tu expliquer, aux pédiatres et aux citoyens que nous sommes tous, pourquoi ?Stéphane Viville : C’est effectivement la génétique qui m’a amené à me questionner sur l’anonymat du don de gamète. Du fait de l’avènement des tests génétiques dit “récréatifs”, il n’est plus possible de garantir cet anonymat [1]. En effet, plusieurs sociétés proposent, pour des sommes modiques, des tests génétiques accessibl[...]

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À propos de l’auteur

Laboratoire de Diagnostic Génétique, UF3472-génétique de l’infertilité, Hôpitaux Universitaires de STRASBOURG.

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