0

On ne meurt pas, si… ?

L’enfant qui observait un oiseau blessé avait dit à sa mère : “Pourquoi il va mourir ?”

Celle-ci lui avait répondu : “Parce qu’il doit être vieux, et que tout le monde meurt…”
Il s’était alors inquiété : “Mais nous, on ne meurt pas, si… ?”*

Peut-on demeurer fidèles à nos engagements à rassurer les enfants (ne t’inquiète pas…) sans risquer d’apporter de l’ambiguïté dans les réponses à ces “interrogations qui les font grandir” ?

Dossier : Rhinologie
0

L’aérosolthérapie à visée sinusienne est un outil thérapeutique qui permet d’améliorer l’efficacité locale d’un traitement et d’éviter son passage systémique. Son utilisation chez l’enfant est possible pour le traitement des rhinosinusites subaiguës et chroniques.
Les corticoïdes sont prescrits pour les poussées inflammatoires. Les antibiotiques sont indiqués en présence d’une infection bactérienne. L’aérosolthérapie doit être réalisée avec un appareil sonique afin d’assurer sa déposition dans les sinus. L’utilisation d’un embout nasal permet de concentrer le médicament actif dans les fosses nasales, en évitant les pertes sur la face et une déposition oculaire.
Un lavage de nez est recommandé avant la séance d’aérosolthérapie afin d’optimiser son dépôt sur la muqueuse. La durée minimale efficace de l’aérosol est de 7 jours au rythme de deux séances de 10 minutes.

Dossier : Rhinologie
0

La déviation de la cloison chez l’enfant est une pathologie fréquente. Non prise en charge, elle peut avoir tendance à s’aggraver jusqu’à modifier la croissance faciale. L’obstruction nasale chronique qu’elle génère est également responsable de pathologies associées, otitiques et malformatives. Il est important d’en faire le diagnostic clinique en s’aidant d’éléments objectifs comme la rhinomanomé-trie et l’imagerie.
La chirurgie septale de l’enfant a toujours été discutée en raison des risques pris sur la croissance faciale ; néanmoins, elle reste primordiale devant les enjeux cités plus hauts. Pour être le moins inva-sif possible, elle doit être réglée en “temps” par rapport aux périodes de croissance (à partir de 6-7 ans) mais aussi dans “l’espace”, avec des corrections minutieuses et des balises anatomiques à con-naître, une des plus importantes étant le respect du fourreau mucopérichondral.

Dossier : Rhinologie
0

Les fosses nasales ne sont pas des conduits inertes, mais ont de nombreux rôles physiologiques. Les cornets inférieurs jouent un rôle capital.
Les étiologies d’obstruction nasale liée aux cornets inférieurs varient en fonction de l’âge, et leur symptomatologie est très variable : d’une simple gêne chez l’adolescent à une obstruction engageant le pronostic vital chez le nouveau-né.
Une indication de turbinoplastie inférieure ne peut être posée qu’après l’échec d’un traitement mé-dical adapté, bien conduit, et après un bilan morphologique par scanner.
Les rhinites allergiques chez le grand enfant et l’adolescent, et la rhinite néonatale obstructive chez le tout-petit, sont les deux principales indications.

Revues générales
0

Les soins de développement associent des techniques non médicamenteuses de nature environnementale et comporte-mentale comme le contrôle du bruit et de la luminosité, la succion non nutritive et l’enveloppement.
Le programme NIDCAP est une philosophie de soins qui, grâce à l’intégration au quotidien de ces techniques et à des ob-servations répétées et formalisées du comportement du nouveau-né, lui apporte un soutien dans son développement. Les méta-analyses réalisées, incluant des études de petits effectifs, ne montrent pas d’impact du NIDCAP sur les principales complications de la prématurité, mais cela pose surtout la question de la pertinence des critères de jugement pour une in-tervention aussi complexe.
Le NIDCAP permet aussi de soutenir les parents, favorisant donc la création et l’établissement du lien, l’allaitement ma-ternel et le “peau à peau”. Tous ces éléments sont reconnus unanimement comme positifs et nécessaires au développe-ment harmonieux de l’enfant.

Revues générales
0

La potentielle toxicité des produits anesthésiques sur le développement cérébral du nouveau-né ou du nourrisson a ré-cemment focalisé l’attention de la communauté anesthésique pédiatrique. Le débat a été initié par les résultats de plusieurs études animales, décrivant des anomalies histologiques, fonctionnelles, mais aussi cognitivo-comportementales chez des animaux exposés à des anesthésies générales dans leurs premières semaines de vie.
Tous les hypnotiques et les antagonistes NMDA, comme la kétamine, étaient concernés. Les anomalies étaient plus impor-tantes si plusieurs produits étaient associés, en particulier au cours d’une “période de vulnérabilité” spécifique à chaque espèce. Cependant, l’analyse rétrospective de plusieurs bases de données humaines n’a pas permis de confirmer ni d’infirmer ces phénomènes de toxicité chez l’enfant humain.
Les doutes principaux concerneraient éventuellement les anesthésies répétées chez les enfants de moins de 3 ou 4 ans ; mais il est impossible de conclure pour le moment. Plusieurs études prospectives sont en cours pour tenter de répondre à ces questions.

Dossier : Vaccins non obligatoires : vaincre les réticences
0

Deux vaccins, RotaTeq et Rotarix, possèdent une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour la prévention des infec-tions à rotavirus. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a recommandé la vaccination de tous les nourrissons contre les gastroentérites aiguës à rotavirus en France en novembre 2013.
Cette vaccination n’a pas été inscrite au calendrier vaccinal français, car l’admission au remboursement des vaccins et leur prix n’avaient pas encore été déterminés. Cette procédure d’inscription ne se fera pas car le HCSP, au vu des derniers éléments du rapport bénéfices/risques, a décidé de suspendre sa recommandation dans un avis daté d’avril 2015.
Les objectifs de la recommandation vaccinale étaient de prévenir les cas de gastroentérite aiguë à rotavirus chez les nour-rissons, par conséquent la morbi-mortalité et le coût économique de ces infections.

1 92 93 94 95 96 128