Radiofréquence : une technique à connaître

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La radiofréquence

L’usage du courant de radiofréquence s’est généralisé en médecine ces 20 -dernières années. Ce courant de radiofréquence est un courant sinusoïdal d’une fréquence de 400 à 500 kHz (contre 50 Hz dans le courant électrique domestique standard en Europe). Ce courant, délivré dans un tissu, mobilise les ions qui y sont contenus. Cette agitation ionique est responsable d’une friction des particules entre elles, provoquant un échauffement des tissus soumis au courant.

En pratique, l’électrode qui délivre un courant de radiofréquence dans un tissu n’est pas chaude par elle-même, mais s’échauffe par rétrodiffusion de la chaleur produite dans les tissus à son contact (fig. 1 et 2). Le principe est superposable à celui de l’action des fours à micro-ondes dont les applications domestiques sont familières, bien qu’ils utilisent une fréquence environ dix fois plus élevée (4 à 5 MHz).

La délivrance de ce courant de radio-fréquence permet de thermocoaguler et de détruire les tissus proches de l’électrode en provoquant un échauffement rapide, une altération cellulaire et une vaporisation très localisée par l’expo-sition à une température supérieure à 60 °C, maintenue pendant quelques instants. Le bon usage et l’utilisation de paramètres adaptés permet d’éviter une carbonisation tissulaire, qui altérerait la diffusion du courant en augmentant la résistance électrique des tissus.

À la différence d’un bistouri électrique classique, la diffusion du courant et de la chaleur est donc très limitée, ce qui permet un usage très précis, mini-invasif. Elle est de réalisation rapide, non hémorragique, et épargne au maximum les tissus voisins. La radiofréquence est utilisée pour la réduction de tissus sains (cornets, base de langue, amygdales, voile) ou tumoraux (hépatiques notamment). C’est une technique efficace sur tous ces tissus et grevée de peu de complications. Les générateurs sont de petite taille et comparables en volume et en interface à ceux des bistouris électriques traditionnels (fig. 3).

La radiofréquence est utilisée depuis de nombreuses années en ORL, et plus spécifiquement depuis une petite dizaine d’années pour la chirurgie des amygdales en pédiatrie.

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À propos de l’auteur

Service d’ORL et de Chirurgie cervico-faciale pédiatrique, Hôpital universitaire Necker-Enfants malades, PARIS.

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