Repérer les enfants à haut potentiel intellectuel : rôle du médecin

1

Le haut potentiel intellectuel (HPI) est défini par un quotient intellectuel (QI) supérieur à 130. Ce repérage est utile à tout instant du développement. Le rôle du pédiatre est fondamental, car si le HPI n’est pas une maladie, sa non-reconnaissance peut rendre malade.

L’évaluation du QI est faite par un psychologue. Les tests psychométriques sont indispensables mais pas suffisants. La confirmation du profil HPI repose sur la mise en évidence de signes particuliers, non pathognomoniques individuellement, mais dont la coexistence, l’intensité et la chronologie d’apparition sont fortement évocatrices [1]. Une anamnèse bien conduite recherchera certains signes spécifiques qui devront être confirmés par le QI. Le tableau le plus fréquent est la mise en évidence d’une rapidité du développement cognitif, associée dans certains cas à des troubles du comportement et de la régulation de l’humeur.

Un développement cognitif rapide et particulier : fast and not furious

Les premières acquisitions sont précoces et parfois atypiques. La fixation du regard interpelle dès la naissance, alors qu’elle est attendue vers le début du 2e mois chez l’enfant standard. L’intensité du regard du nouveau-né HPI peut même devenir gênante lorsqu’elle est interprétée comme une forme de réprobation ! Ce besoin précoce de rentrer en contact avec l’adulte se poursuit par la volonté de solliciter sans cesse l’entourage, en recherchant rapidement la position assise, puis debout et en vocalisant pour être entendu, comme si c’était une nécessité vitale.

Les parents rapportent l’apparition[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos des auteurs

Service de Neuropsychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent, Hôpital neurologique Pierre‑Wertheimer, Hospices civils de Lyon, BRON.

UERTD – Service de psychopathologie du développement de l’enfant et de l’adolescent, CHU, BRON.