Auteur Revol O.

Service de Neuropsychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent, Hôpital neurologique Pierre‑Wertheimer, Hospices civils de Lyon, BRON.

Compte rendu 22es JIRP
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Le refus scolaire anxieux (RSA), anciennement appelé “phobie scolaire”, est un sujet d’actualité. Depuis le début de la crise sanitaire, les demandes de scolarisation à la maison ne cessent d’augmenter et posent un vrai problème, aussi bien à l’Éducation nationale qu’aux familles et aux médecins. Déjà constaté avant la pandémie, ce mouvement d’évitement scolaire est lié à un ensemble de facteurs qu’il importe de bien comprendre pour mieux les prendre en charge.

L'année pédiatrique 2021
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Passionnés et passionnants, intelligents, parfois étranges car décalés dans leur posture et leur apparence, certains enfants porteurs de troubles du spectre de l’autisme (TSA) ou à haut potentiel intellectuel (HPI) présentent des caractéristiques communes qui peuvent surprendre ou interpeller. Le challenge est de savoir à quel champ rattacher cette séméiologie particulière, sans oublier que ces deux profils peuvent aussi coexister ! La démarche diagnostique est essentiellement clinique et nécessite de bien connaître les spécificités de chaque entité.

Compte rendu 21es JIRP
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Le développement visuel de l’enfant s’effectue progressivement après la naissance. Celui-ci suit des étapes qui peuvent varier selon les enfants mais dans des limites “dites normales”. Les nourrissons naissent avec un système visuel immature qui se développe rapidement au cours de la première année de la vie, se poursuit jusqu’à l’âge de 10 ans et même au-delà avec la maturation des saccades oculaires. Selon les études de l’Inserm et de l’AsnaV, environ 20 % des enfants de moins de 6 ans présentent une anomalie visuelle. Les anomalies de réfraction sont très nettement les plus fréquentes. À la naissance, le nouveau-­né présente une vision évaluable à environ 1/20e. Le risque visuel est majeur chez l’enfant prématuré et nécessite des contrôles plus rapprochés. Le dépistage visuel est donc essentiel pour mettre en évidence les éventuelles anomalies de réfraction que sont l’hypermétropie, l’astigmatisme et la myopie.

L’année pédiatrique 2020
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Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un motif fréquent de consultation en pédiatrie et on estime qu’il affecte entre 3 et 7 % des enfants et adolescents à travers le monde. Ce trouble du neuro­développement est caractérisé par la triade symptomatique : trouble de l’attention, impulsivité et/ou hyperactivité. Pour poser le diagnostic, ces symptômes doivent être présents avant l’âge de 12 ans, persister plus de 6 mois et impacter de façon significative le fonctionnement familial, scolaire et relationnel [1]. Chez l’enfant et l’adolescent TDAH, des perturbations du sommeil sont très fréquemment associées. Elles concerneraient près de la moitié d’entre eux, avec des conséquences négatives sur différents aspects de leur vie quotidienne dont l’attention, le comportement, la régulation émotionnelle et la vigilance diurne, qui sont déjà altérés chez eux [2].

L'année pédiatrique 2019
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Contrairement aux idées reçues, la France n’est pas le pays champion du monde de prescription de psychotropes aux enfants ! Même si on observe une augmentation depuis quelques années, les délivrances de psychotropes restent dans la moyenne européenne et en-deçà des États-Unis. Par contre, les profils de prescription diffèrent selon les pays et les anxio­lytiques restent la première classe prescrite chez les enfants et les adolescents français, tandis que les psychostimulants viennent en dernier [1]. Enfin, comme en pédiatrie en général, le fossé qui se creuse entre les besoins médicaux et le manque de molécules approuvées explique les proportions élevées de prescriptions hors autorisation de mise sur le marché (AMM).