Actualités dans l’accueil des enfants avec une allergie alimentaire en milieu scolaire

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Aujourd’hui, près de 5 % des enfants sont confrontés à l’allergie alimentaire médiée par les IgE. Les réactions allergiques sévères immédiates sont de plus en plus fréquentes, notamment chez les plus jeunes enfants. Tous les aliments peuvent être impliqués dans une anaphylaxie. Toutefois, l’arachide, les laits (lait de vache mais aussi lait de chèvre/brebis), l’œuf de poule, les fruits à coque (noisette, noix de cajou, pistache, principalement) et le kiwi concentrent la majorité des cas d’allergie alimentaire grave de l’enfant en milieu scolaire [1].

Si les allergies à l’œuf ou au lait de vache évoluent le plus souvent favorablement dans les premières années de vie, les allergies à l’arachide, aux fruits à coque, aux poissons et fruits de mer persistent dans la grande majorité des cas. À ce jour, le traitement de l’allergie alimentaire repose principalement sur l’éviction du ou des aliments à risque, sur la prescription d’une trousse d’urgence contenant très souvent un auto–injecteur d’adrénaline dans le contexte de l’allergie médiée par les IgE, associé à une conduite d’urgence à tenir écrite.

L’enfant passe, dès son plus jeune âge, beaucoup de temps hors de son entourage familial, notamment à l’école. Il est très souvent amené à fréquenter la restauration scolaire ou des activités périscolaires. L’allergie alimentaire expose l’enfant non seulement à un risque de réaction allergique grave mais peut altérer sa qualité de vie (régime, exclusion de la restauration scolaire, mise à l’écart, refus de sortie scolaire…).

Le projet d’accueil individualisé (PAI) a justement pour objectif de favoriser l’accueil des enfants avec une problématique de santé, notamment pour l’allergie alimentaire. L’allergie alimentaire est actuellement le deuxième motif de demande de PAI après l’asthme (environ 50 000 PAI pour allergie alimentaire en France chaque année). Si la première circulaire PAI date de 2003, des avancées importantes dans ce domaine voient le jour.

>>> Ainsi, les indications de mise en place d’un PAI pour allergie ont été actualisées [2]. Ces recommandations précisent les situations relevant d’un PAI, avec ou sans trousse d’urgence (avec ou sans adrénaline). Les indications obligatoires de mise en place d’un PAI pour allergie alimentaire avec une trousse comportant de l’adrénaline sont : antécédent d’anaphylaxie liée à un aliment, allergie alimentaire (en dehors d’un syndrome pollens-aliment, caractérisé par des réactions banales à type de démangeaisons ou gonflements des lèvres après la consommation d’un aliment cru comme la pomme) et asthme modéré ou sévère non contrôlé.

La mise en place d’un PAI pour allergie alimentaire avec une trousse d’urgence comportant de l’adrénaline (en dehors d’un syndrome pollens-aliment)[...]

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À propos de l’auteur

Service de pédiatrie, Pavillon médicochirurgical de pédiatrie, ROUBAIX, Unité de pneumologie et allergologie pédiatriques, Hôpital Jeanne de Flandre, CHRU LILLE, Groupe de travail “Allergie en milieu scolaire” de la Société Française d’Allergologie.

Un commentaire

  1. Bonjour, comment se procurer votre nouvelle CAT en cas d’urgence alimentaire chez l’enfant citée en figure 1 de votre article ci dessus? Pour bien remplir PAI. D’avance merci. Dr Arnault Pfersdorff pédiatre

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