Auteur Lemale J.

Service de Gastro-Entérologie et Nutrition Pédiatriques, Hôpital Armand Trousseau, PARIS.

Revue de presse
0

Jimenez-Rivera C et al. Incidence and characteristics of autoimmune hepatitis. Pediatrics, 2015;136:e1237-e1248.
Les hépatites auto-immunes (HAI) sont des maladies inflammatoires hépatiques d’évolution progressive dont l’étiologie est inconnue. La physiopathologie inclut plusieurs facteurs dont le terrain génétique, une régulation anormale de la réponse immunitaire et des facteurs environnementaux. Deux types peuvent être individualisés : les HAI de type 1 (facteurs antinu-cléaires et anticorps anti-muscles lisses) et les HAI de type 2 (anticorps anti-LKM1). Les deux types peuvent être diagnos-tiqués dans l’enfance, plus fréquemment chez les filles et chez les enfants ayant une pathologie auto-immune associée (thy-roïdite, diabète, maladies inflammatoires intestinales, maladie cœliaque…). Les HAI peuvent également être secondaires à des médicaments hépatotoxiques (diclofénac, minocycline, anti-TNF…). Dans les études pédiatriques, l’incidence varie selon les pays ; elle s’échelonne entre 0,4 et 4 cas pour 100 000 enfants.

Revue de presse
0

Le développement du fœtus peut être influencé par des facteurs extérieurs au cours de la grossesse. Chez les femmes ayant un diagnostic de cancer pendant la grossesse, la maladie elle-même mais aussi les examens diagnostiques, les traitements, le stress induit par la maladie pourraient entraîner une altération du développement fœtal. On sait notamment que certaines chimiothérapies peuvent traverser le placenta et agir sur la division cellulaire, mais les données actuelles sont limitées et rétrospectives. Leurs connaissances sont pourtant essentielles, car elles peuvent influencer la décision thérapeutique dans l’utilisation de la chimiothérapie, le risque à poursuivre la grossesse, le retard de traitement pour la mère et l’induction d’une éventuelle prématurité.

Revue de presse
0

Dans l’enfance, les enfants nés avec un très petit poids de naissance (TPPN) ont une fonction respiratoire souvent altérée, surtout en cas d’antécédent de dysplasie bronchopulmonaire (DBP). Le statut pulmonaire à l’âge adulte de ces patients n’a pas été bien étudié.

Le but de ce travail était d’évaluer la fonction respiratoire d’anciens prématurés nés avec un TPPN, avec ou sans antécédent de DBP, et de rechercher d’autres facteurs prénataux ou néonataux ayant pu prédisposer ou protéger l’état pulmonaire à l’âge adulte.

Revue de presse
0

Le lait maternel est reconnu pour être l’aliment idéal pour le nouveau-né. Il contient cependant des taux insuffisants de vitamine D pour maintenir chez l’enfant des taux circulants de 25-OHD3 adéquats. Les enfants allaités sont plus à risque de développer un rachitisme, particulièrement lorsque la pigmentation de la peau est foncée. Une supplémentation orale de la mère augmente les concentrations en vitamines D dans le lait maternel. Des études antérieures nord-américaines ont néan-moins montré que les nourrissons allaités par des mères supplémentées avec 400 UI/j de vitamine D avaient un déficit en 25-OHD3. Ces constatations ont abouti à la supplémentation en vitamine D de tous les nouveau-nés allaités dès la naissance. Dans leur travail précédent, les auteurs ont mis en évidence qu’une supplémentation des mères allaitantes avec 6 400 UI/j de vitamine D conduisait à une augmentation importante des taux circulant de 25-OHD3 dans le lait maternel.

Revues générales
0

Les effets secondaires systémiques principaux des corticoïdes inhalés (CI) portent sur la croissance, le métabolisme osseux et la fonction surrénalienne. Ils dépendent des propriétés des molécules choisies, de la dose réellement délivrée, de l’observance et de la susceptibilité individuelle.
Les effets systémiques des différents CI ont été étudiés principalement à des doses faibles à modérées, en poudre sèche, sur des durées de quelques mois et dans un nombre limité d’études. Les CI affectent la taille. Le déficit de taille s’installerait au cours des premiers mois, avant de se rattraper partiellement. Il serait de l’ordre de –1 cm à l’âge adulte après 5 années de traitement à doses modérées. Après un an de traitement l’effet sur la taille serait moindre pour la fluticasone propionate que pour le budésonide ou la béclométhasone dipropionate. Le retentissement osseux semble léger, les données sont insuffisantes pour conclure à une différence d’effet osseux entre les différents CI. L’effet freinateur surrénalien n’est pas cliniquement significatif et serait comparable entre les CI.

1 15 16 17 18 19 21