Revues générales

Revues générales Les soins du cordon en 2025 en France
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Après un rappel de la physiopathologie de l’omphalite qui justifie depuis des années l’appli­cation d’antiseptiques sur les cordons des nouveau-nés, nous verrons comment des travaux menés durant les 15 dernières années permettent d’aboutir aujourd’hui à des recommandations de sociétés savantes basées sur un fort niveau de preuve et où il est établi que le soin “sec” du cordon (lavage et séchage soigneux) peut être pratiqué en toute sécurité dans nos pays à haut niveau de revenus. Nous verrons aussi combien il est long d’implémenter les résultats d’essais cliniques et de recommandations quand les croyances et habitudes ont la vie dure !

Revues générales Anorexie mentale : repérage, diagnostic et suivi en cabinet de pédiatrie
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L’anorexie mentale est une maladie fréquente avec une prévalence vie-entière de près de 1 %.
Le pic de prévalence est observé en fin d’adolescence avec un sex-ratio d’un garçon pour neuf filles. Les facteurs prédisposant à cette maladie sont de mieux en mieux connus : facteurs génétiques,
sociétaux, familiaux et individuels.
Nous proposons une trame pratique permettant l’identification des troubles, l’annonce diagnostique et les principaux éléments de prise en charge.
Nous mettons aussi à disposition du lecteur des documents faciles d’accès, à l’intention des soignants, de la famille et du patient.

Revues générales Des clowns en hospitalisation à domicile pédiatrique : joie et rire pour tous à la maison
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Chaque année, la Fondation Santé Service (FSS) assure l’hospitalisation à domicile (HAD) d’environ 1 900 enfants en région parisienne, pour des pathologies relevant principalement de la néonatalogie et de l’oncologie. Les soins associés peuvent avoir un impact majeur sur les enfants et leur famille. En complément des traitements conventionnels, des thérapies de distraction sont proposées, comme les clowns connus dans les hôpitaux pédiatriques depuis des décennies. Bien que généralement perçue positivement, la présence de clowns peut altérer les relations de soin, voire provoquer des réticences. De plus, il existe peu de données sur l’utilisation de clowns en HAD pédiatrique. De mars à juin 2024, nous avons expérimenté l’intervention de clowns formés auprès de nos patients pédiatriques, en lien avec une infirmière. Des témoignages de familles et de soignants ont été recueillis. Leurs retours ont été positifs. La prise en soins, incluant l’intervention de clowns en HAD, va être poursuivie.

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La myopie est le trouble réfractif le plus répandu au monde, lié à un allongement du globe oculaire. Elle est devenue un enjeu de santé publique devant l’augmentation de sa prévalence, son évolutivité, surtout durant l’enfance, et les complications qu’elle peut engendrer. L’augmentation du temps passé à l’extérieur et l’aménagement des activités de près réduisent l’apparition de la myopie. Aujourd’hui, plusieurs procédés peuvent freiner une myopie évolutive : un traitement pharmacologique par atropine à faible concentration, un traitement optique par correction optique (lunettes défocalisantes) ou par contactologie (lentilles défocalisantes ou orthokératologie), ou une combinaison de ces méthodes. Un moyen de freination est à proposer aux enfants dont la myopie progresse selon la balance bénéfices/risques pour éviter d’atteindre le stade de myopie forte.

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Les fuites urinaires nocturnes (énurésie nocturne) sont prises en charge à partir de l’âge de 6 ans et sont considérées comme normales avant cet âge. Les autres principaux signes associés (à toujours rechercher) sont les infections urinaires récidivantes et la constipation. S’il existe une constipation, une prise en charge de celle-ci est mise en route avant de réévaluer la situation urinaire car la constipation seule peut être responsable de fuites urinaires [1].
L’interrogatoire est l’élément clé qui va vous permettre de mieux définir ces fuites urinaires [2].
L’examen clinique vérifiera l’abdomen (à la recherche de signes de constipation), la normalité des organes génitaux externes, des examens neurologique et orthopédique (à visée étiologique).
Ces éléments vont permettre de définir le caractère primaire ou secondaire et isolé ou complexe de l’énurésie afin d’établir une prise en charge spécifique [3] qui comporte toujours des mesures hygiéno-diététiques avec une éducation des patients/parents majeure auxquelles viennent s’ajouter, si besoin, une rééducation et/ou des traitements médicamenteux [4].

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Les taches café-au-lait (TCL) se définissent comme des macules brunes uniformément pigmentées, typiquement rondes ou ovales, congénitales ou apparaissant au cours des premières années de vie. Elles peuvent constituer un marqueur précoce d’affections génétiques, au premier plan la neuro­fibromatose de type I. Le syndrome de Legius, la neurofibromatose de type II, le syndrome de Noonan avec lentigines multiples et le syndrome de déficience constitutionnelle des gènes MMR (CMMRD, pour Constitutionnal mismatch repair deficiency) peuvent également être révélés par des TCL multiples. La démarche diagnostique, en cas de TCL multiples, devra prendre en compte leur nombre et leur caractère typique ou non, l’âge de l’enfant ainsi que les éventuels antécédents familiaux de TCL. L’indication d’analyse génétique moléculaire devra être discutée au cas par cas dans le cadre d’un avis collégial pris dans un centre de compétence/référence des maladies rares dermatologiques et génétiques.

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Les sollicitations du corps médical pour des interventions de pédopsychiatrie de liaison à l’hôpital général et pédiatrique connaissent un net accroissement de nos jours, nécessitant ainsi de repenser la question de définition des modalités, du cadre et des objectifs de ces interventions. Les activités de l’équipe de pédopsychiatrie de liaison sont extrêmement diversifiées, et sont orientées en direction du patient, son entourage ainsi que de l’équipe soignante. Une certaine concordance des pratiques est nécessaire entre attentes d’un côté et réponses de l’autre.

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La réanimation néonatale a conduit, dès ses débuts, ses médecins à des questionnements éthiques spécifiques, à propos du choix des indications de survie d’enfants jusque-là condamnés à “une mort naturelle”. Quelles souffrances possibles et quelle qualité de vie future pour l’enfant ? Quelles possibilités d’accompagnement pour sa famille ? Quels regards de bienfaisance de ses soignants ? Quelle place accordée par la société pour l’accueil et le suivi des plus fragiles ? sont les interrogations les plus fréquentes.
Soigner, c’est porter les inquiétudes. Il n’y a pas de recettes dans cette démarche mais des interrogations “positives”. C’est ici notre spécificité médicale qui, entre la précision scientifique permise par les techniques et l’adaptation aux conditions humaines, peut révéler “le meilleur” de ses réponses.

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La vulvite est une affection fréquente chez la petite fille, mais sa prévalence est cependant inconnue [1]. Elle survient en général entre 3 et 6 ans [2], chez des petites filles en cours d’autonomisation concernant la propreté et disparaît spontanément vers l’âge de 8 ans. Il s’agit dans la quasi-totalité des cas de vulvites irritatives qui sont traitées par des règles d’hygiène simples. Il est alors indispensable d’expliquer à la famille que les vulvites peuvent récidiver en cas de relâchement des règles d’hygiène. La connaissance de la physiologie vulvaire de la jeune enfant est indispensable pour éviter de proposer des traitements inadaptés qui aggravent ou entretiennent la situation. Les autres causes de vulvite sont beaucoup plus rares et très faciles à distinguer cliniquement.

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Les fuites urinaires chez l’enfant sont prises en charge à partir de l’âge de 6 ans et sont considérées comme normales avant cet âge. L’interrogatoire est l’élément clé qui va vous permettre de mieux définir ces fuites urinaires et d’éliminer des causes simples, comme la constipation qui doit être traitée afin de réévaluer à nouveau la situation urinaire [1, 2]. L’examen clinique vérifiera l’abdomen (à la recherche de signes de constipation), les organes génitaux externes et les examens neurologique et orthopédique (visée étiologique).
D’autres examens (échographie des voies urinaires, examens urinaires ± bilan urodynamique) peuvent être réalisés afin de mieux définir le type de trouble mictionnel de l’enfant pour adapter la prise en charge de façon plus spécifique [3]. Celle-ci comporte toujours en premier lieu des mesures hygiéno-diététiques (répartition des boissons, position mictionnelle…), avec une éducation majeure des patients/parents, auxquelles viennent s’ajouter, si besoin, une rééducation ou des traitements médicamenteux qui diffèrent selon le trouble mictionnel [4].