HTA essentielle de l’enfant : pas si rare ?

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Chez l’enfant, la prévalence de l’hyper­tension artérielle (HTA) est estimée entre 3 et 5 % entre 0 et 18 ans. Elle va de 0,2 % chez le nouveau-né en bonne santé jusqu’à 10 % chez l’adolescent de 18 ans [1].

Lorsque l’HTA n’a pas de cause sous-jacente retrouvée, on parle d’HTA essentielle ou primaire ou idiopathique. Historiquement, la littérature était en faveur de causes secondaires dans la majorité des HTA pédiatriques. À la suite d’une meilleure compréhension des pathophysiologies des HTA et d’une exploration plus fine, cette tendance semble s’inverser lors des 20 dernières années. La prévalence de l’HTA essentielle est maintenant de 50 % chez l’adolescent et ce diagnostic n’est pas exceptionnel dans la petite enfance [2].

Physiopathologie

Les deux déterminants de la tension artérielle sont le débit cardiaque et les résistances périphériques. Une augmentation du débit cardiaque va provoquer une HTA volume dépendante. L’augmentation de la contractilité, la tachycardie ou l’augmentation du retour veineux (augmentation de la volémie ou du tonus veineux) peuvent en être responsable. Les résistances vasculaires périphériques dépendent du tonus de la musculature lisse artériolaire, contrôlé par des phénomènes nerveux ou hormonaux.

1. La régulation nerveuse

C’est le système nerveux végétatif qui est responsable de la régulation tensionnelle et cela grâce à ses 2 composants : le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.

2. Les mécanismes hormonaux

Le principal système hormonal responsable de la régulation de la TA est le système rénine-angiotensine-
aldostérone (SRAA). Le point de départ du SRAA est la sécrétion de rénine, régulée par 3 mécanismes : le mécanisme baro­récepteur, le mécanisme chimiorécepteur et le mécanisme nerveux, déclenché par l’augmentation de la stimulation sympa­thique locale et l’augmentation de la concentration des catécholamines dans le sang (par les récepteurs 1-adrénergiques du niveau de l’appareil juxtaglomérulaire rénal).

Le point final est la sécrétion d’angio­tensine II qui induit une vaso­constriction périphérique et une rétention d’eau et de sel, par stimulation de la sécrétion[...]

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À propos des auteurs

Néphrologie pédiatrique, hôpital Armand-Trousseau, APHP et université Pierre-et-Marie-Curie, PARIS.

Service de Néphrologie et de Dialyse pédiatrique, Hôpital Armand Trousseau, PARIS.

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