Intolérance aux FODMAPs : de quoi s’agit-il ?

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Contexte et définitions

Le syndrome de l’intestin irritable (SII) concerne environ 10 % des enfants d’âge scolaire [1]. Il est responsable d’un tableau de douleurs abdominales récurrentes, améliorées par la défécation et associées de façon variable aux symptômes suivants : diarrhée, constipation, flatulences, météorisme.

Sa physiopathologie, si elle reste encore imparfaitement connue, fait intervenir les éléments suivants : hypersensiblité viscérale, dysbiose intestinale, dysmotilité intestinale, facteurs psychosociaux. La prise en charge médicamenteuse en est décevante.

Il est établi depuis les années 1970 [2] qu’un sous-groupe de patients touchés par le SII présente un trouble de l’absorption de certains sucres : lactose principalement [3], mais aussi fructose [4]. Pourtant, l’effet clinique découlant de l’éviction de ces sucres n’a pas été prouvé de façon formelle. Il a été néanmoins observé, de façon plus générale, que la majorité des patients atteints de SII identifient des facteurs alimentaires comme responsables des douleurs, ou les favorisant [5].

L’ensemble de ces éléments a été synthétisé par l’équipe de Gibson à l’université de Monash (Australie), qui a proposé à partir de 2005 [6] de regrouper un certain nombre d’hydrates de carbones, dont la réduction dans l’alimentation des patients permettrait une amélioration des symptômes liés au SII. Proposant l’acronyme FODMAPs (voir tableau I), l’hypothèse qu’ils ont proposée puis vérifiée était que ces sucres, mal absorbés par le grêle et facilement fermentés dans le colon et l’iléon terminal, étaient responsables :

  • d’un afflux osmotique d’eau dans le grêle terminal [7] ;
  • d’une fermentation intracolique de ces sucres par les[...]

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À propos de l’auteur

Centre d’Exploration Digestive de l’Enfant, BOULOGNE-BILLANCOURT. Hôpital Armand-Trousseau, PARIS.

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