Sarah et la mort “partout”

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L’accident

Sarah est l’aînée d’une fratrie de 3 enfants.

À 10 ans, elle est victime d’un très grave accident de voiture.

La famille est d’origine étrangère et, pendant les vacances, les parents et leurs 3 enfants sont repartis pour 1 mois dans leur pays d’origine. Les vacances se passent très bien. Sur le chemin du retour, un véhicule heurte de plein fouet la voiture familiale qui s’écrase contre un arbre. Le père de Sarah décède sur le coup. Sa mère et son plus jeune frère sont hospitalisés en réanimation avec de multiples contusions osseuses, assorties d’un traumatisme crânien grave et décèdent dans les heures qui suivent.

Sarah, elle, présente une fracture de la clavicule droite pour laquelle on lui pose un anneau, une fracture du premier métacarpien du pouce avec un déplacement, opérée puis immobilisée, et une fracture mandibulaire avec perte de deux incisives supérieures qui, après des soins bucco-dentaires importants, sera traitée dans les mois suivants par une prothèse dentaire. Par ailleurs, Sarah présente une fracture au niveau du quatrième métatarsien gauche qui n’est diagnostiquée que tardivement et doit être opérée secondairement. Sarah a également présenté une perte de connaissance au moment de l’accident.

Lorsqu’elle reprend conscience complètement, sur le chemin de l’hôpital, elle pose immédiatement la question de l’état de son père, de sa mère et de ses frères. On ne lui répond rien car, à ce moment-là, les pompiers ne savent pas ce qui se passe pour les autres.

Sarah est alors hospitalisée en neuro-pédiatrie pendant 1 mois.

En neuropédiatrie

Le pédopsychiatre est sollicité par l’équipe de neuropédiatrie car, très rapidement, il faut annoncer à Sarah le décès de son père, de sa mère et de son plus jeune frère, qui était avec elle à l’arrière de la voiture.

Son autre frère a survécu. Il est encore en réanimation, mais sera rapidement transféré dans le même service que sa sœur. Il a également de multiples fractures et traverse une période respiratoire difficile du fait d’un enfoncement thoracique. Les réanimateurs expliquent assez vite à cet enfant de 8 ans que sa grande sœur est vivante et que son père, sa mère et son autre frère sont décédés. Il réagit par une explosion de sanglots, difficiles[...]

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À propos de l’auteur

PUPH Pédopsychiatrie, Paris Sud, Chef de service et Chef du Pôle Enseignement – Recherche de la Fondation Vallée, GENTILLY.