Auteur Revol O.

Service de Neuropsychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent, Hôpital neurologique Pierre‑Wertheimer, Hospices civils de Lyon, BRON.

Compte rendu 21es JIRP
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Le développement visuel de l’enfant s’effectue progressivement après la naissance. Celui-ci suit des étapes qui peuvent varier selon les enfants mais dans des limites “dites normales”. Les nourrissons naissent avec un système visuel immature qui se développe rapidement au cours de la première année de la vie, se poursuit jusqu’à l’âge de 10 ans et même au-delà avec la maturation des saccades oculaires. Selon les études de l’Inserm et de l’AsnaV, environ 20 % des enfants de moins de 6 ans présentent une anomalie visuelle. Les anomalies de réfraction sont très nettement les plus fréquentes. À la naissance, le nouveau-­né présente une vision évaluable à environ 1/20e. Le risque visuel est majeur chez l’enfant prématuré et nécessite des contrôles plus rapprochés. Le dépistage visuel est donc essentiel pour mettre en évidence les éventuelles anomalies de réfraction que sont l’hypermétropie, l’astigmatisme et la myopie.

L’année pédiatrique 2020
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Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un motif fréquent de consultation en pédiatrie et on estime qu’il affecte entre 3 et 7 % des enfants et adolescents à travers le monde. Ce trouble du neuro­développement est caractérisé par la triade symptomatique : trouble de l’attention, impulsivité et/ou hyperactivité. Pour poser le diagnostic, ces symptômes doivent être présents avant l’âge de 12 ans, persister plus de 6 mois et impacter de façon significative le fonctionnement familial, scolaire et relationnel [1]. Chez l’enfant et l’adolescent TDAH, des perturbations du sommeil sont très fréquemment associées. Elles concerneraient près de la moitié d’entre eux, avec des conséquences négatives sur différents aspects de leur vie quotidienne dont l’attention, le comportement, la régulation émotionnelle et la vigilance diurne, qui sont déjà altérés chez eux [2].

L'année pédiatrique 2019
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Contrairement aux idées reçues, la France n’est pas le pays champion du monde de prescription de psychotropes aux enfants ! Même si on observe une augmentation depuis quelques années, les délivrances de psychotropes restent dans la moyenne européenne et en-deçà des États-Unis. Par contre, les profils de prescription diffèrent selon les pays et les anxio­lytiques restent la première classe prescrite chez les enfants et les adolescents français, tandis que les psychostimulants viennent en dernier [1]. Enfin, comme en pédiatrie en général, le fossé qui se creuse entre les besoins médicaux et le manque de molécules approuvées explique les proportions élevées de prescriptions hors autorisation de mise sur le marché (AMM).

Dossier : Adolescence
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Les prises de risque sont inhérentes à l’adolescence. Utiles pour accéder à l’autonomie, elles peuvent néanmoins être responsables de dommages physiques et psychologiques irréver-sibles. Laisser faire d’accord, mais jusqu’à quel point ? Le médecin traitant et le pédiatre sont souvent confrontés à l’interrogation des familles sur la dangerosité de certains comporte-ments. Un challenge complexe dans un contexte sociologique où les tentations sont multiples et les règles éducatives plus laxistes.
Cet article fait le point sur l’origine psychopathologique des prises de risque et sur les nou-veaux codes des adolescents. Il propose quelques conseils pratiques pour aborder l’adolescent en consultation, en insistant sur les questions simples à ne pas oublier de poser afin de faciliter le dépistage.