Auteur Lemoine A.

Nutrition et Gastroentérologie pédiatriques, Hôpital Trousseau, PARIS.

On parle des équipes françaises Amélioration des symptômes grâce à un hydrolysat extensif de protéines enrichi en synbiotiques chez des nourrissons présentant une suspicion d’APLV
0

Les hydrolysats extensifs de protéines de lait de vache (HePLV) constituent le traitement de première ligne de l’allergie aux protéines de lait de vache (APLV). Cette étude observationnelle prospective française a évalué l’efficacité clinique d’un HePLV enrichi en synbiotiques (HePLV+Syn) chez 114 nourrissons ≤ 8 mois présentant une suspicion d’APLV. Après 28 jours de régime d’éviction, une amélioration ou une résolution des symptômes a été observée chez 86,3 % des nourrissons en analyse per protocol, avec un délai moyen d’amélioration de 7 à 10 jours. Les symptômes digestifs, initiaux chez 86,8 % des enfants, se sont améliorés dans plus de 93 % des cas. La qualité de vie parentale a significativement augmenté. Ces résultats confirment l’efficacité et la bonne tolérance d’un HePLV+Syn en pratique clinique réelle et soulignent l’importance d’attendre au moins 2 semaines avant de reconsidérer le diagnostic ou le traitement.

Revues générales Prescriptions de probiotiques : les bonnes et mauvaises indications
0

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui peuvent conférer des bénéfices pour la santé quand ils sont consommés en quantités adéquates. Grâce à une supplémentation en probiotiques, on espère rééquilibrer le microbiote considéré comme défaillant et observer une amélioration des symptômes du patient. Les effets cliniques sont souvent espèce-, voire souche-dépendants.
Les recommandations d’experts sont en faveur de certaines souches de probiotiques dans les coliques du nourrisson allaité, la gastroentérite aiguë de l’enfant, la diarrhée associée aux antibiotiques, les douleurs abdominales fonctionnelles, en traitement adjuvant de l’antibiothérapie de l’éradication d’Helicobacter pylori, et en prévention de l’entérocolite ulcéronécrosante chez les prématurés. Bien que certaines études aient démontré des résultats intéressants pour améliorer les paramètres biologiques ou les symptômes dans la stéatose hépatique, la dermatite atopique ou la rhinite allergique, par exemple, il n’existe pas de recommandations en faveur des probiotiques dans ces indications à ce jour.

Dossier : Allergologie
0

L’APLV est sur-diagnostiquée. De nombreux symptômes ne devraient pas faire évoquer une APLV, comme les troubles fonctionnels intestinaux isolés (coliques, reflux) ou la dermatite atopique répondant aux dermocorticoïdes. L’APLV médiée par le lait de mère est exceptionnelle. Le test d’éviction-réintroduction à visée diagnostique sur une période courte de 2 à 4 semaines est requis le plus souvent. L’éviction des PLV à visée thérapeutique doit se prolonger pendant au moins 3-6 mois et/ou jusqu’à l’âge de 9-12 mois. Les formules de substitution sont les hydrolysats extensifs de lait de vache et les hydrolysats de riz en première intention, et les formules à base d’acides aminés pour les APLV les plus sévères. L’éviction du lait de vache seul chez la mère allaitante est rarement nécessaire. Après 1 an, la réintroduction peut suivre une échelle de lait cuit ou non cuit, sur une période plus ou moins rapide. Dans l’objectif de diminuer le risque d’APLV, les compléments donnés transitoirement pendant les premiers jours de vie sont à proscrire.

Dossier : Allergies alimentaires
0

Le syndrome d’allergie pollen-aliment, parfois indûment appelé syndrome oral, peut, dans certains cas, se manifester par des réactions sévères, voire des anaphylaxies. L’approche diagnostique via l’allergologie moléculaire permet de comprendre les allergies croisées, de prédire leur sévérité, d’adapter le régime d’éviction (aliment cuit/cru, fruits pelés…) et de prescrire la trousse de secours adéquate.

Revues générales
0

Le Lacto(casei)bacillus rhamnosus GG est utilisé depuis de nombreuses années dans l’industrie agro-alimentaire et dans les produits laitiers pour ses propriétés probiotiques. Il agit au niveau du tube digestif et du microbiote intestinal en renforçant la barrière intestinale et en régulant positivement la microflore digestive. Il module également les fonctions immunologiques. Il est recommandé par la Société européenne d’hépatologie, gastroentérologie et nutrition pédiatriques (ESPGHAN) dans plusieurs indications dont la diarrhée infectieuse, la diarrhée liée aux antibiotiques, ainsi que les douleurs abdominales fonctionnelles. Dans l’allergie aux protéines du lait de vache, il permettrait d’accélérer l’acquisition de la tolérance et de prévenir la survenue d’autres maladies atopiques avant 3 ans.

Revues générales
0

Les allergies alimentaires augmentent dans le monde et il n’est pas rare, de nos jours, de voir des enfants en ayant plusieurs. Certains aliments ont des épitopes allergéniques similaires, ce qui explique certaines sensibilisations multiples et les allergies croisées. Les allergies alimentaires croisées les plus répandues concernent les laits de mammifères (vache, brebis, chèvre), l’arachide et les légumineuses, certains fruits à coque, certains pollens et végétaux, etc.
L’interprétation des IgE spécifiques anti-recombinants permet de mieux comprendre les polysensibilisations et de prédire la sévérité des allergies. L’objectif de la démarche allergologique est de limiter les évictions alimentaires aux seuls aliments auxquels le patient est réellement ou très probablement allergique.

Analyse d'article
0

L’allergie aux protéines du lait de vache (APLV) concerne 2 à 5 % des nourrissons européens. Dans les formes les plus sévères comme l’anaphylaxie, le retard de croissance ou le non-amendement des symptômes sous hydrolysat extensif de PLV et à défaut d’allaitement maternel, les formules à base d’acides aminés (FAA) sont une alternative nécessaire pour la mise en place du régime d’éviction des PLV.

Compte rendu des 23es JIRP
0

Les obésités génétiques précoces sont caractérisées par leur sévérité et leur précocité (indice de masse corporelle > IOTF-30 voire > IOTF-40 avant 6 voire 3 ans). Elles sont associées à des troubles du comportement alimentaire (hyperphagie insatiable, absence de contrôle et de restriction possible, pleurs incessants chez les plus petits) et le plus souvent des troubles du neurodéveloppement et/ou des traits dysmorphiques et/ou des anomalies endocriniennes. Elles sont liées à une altération centrale de la régulation du poids au niveau de l’hypothalamus, qui est en étroite relation avec les autres centres régulateurs du comportement alimentaire et du métabolisme (systèmes de récompense, régions corticales et organes périphériques).

Dossier : Allergies alimentaires
0

Les preuves sont aujourd’hui nombreuses pour recommander une diversification alimentaire dès l’âge de 4 à 6 mois, avec une introduction précoce des aliments à fort potentiel allergénique (notamment œuf, arachide) chez tous les nourrissons dans l’objectif de diminuer le risque de survenue d’allergie alimentaire. En l’absence de dermatite atopique sévère, aucun bilan allergologique n’est nécessaire au préalable.