Auteur Cohen R.

CHI, CRÉTEIL, Unité petits nourissons, CRéTEIL, ACTIV, SAINT-MAUR.

Dossier : Covid-19
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Les enfants sont relativement épargnés et les données disponibles concernant la Covid-19 en pédiatrie sont rassurantes. Cependant, 2 à 4 semaines après le pic épidémique, depuis mi-avril, ont été rapportés des grands tableaux cliniques inflammatoires évoquant des syndromes de Kawasaki atypiques, des myocardites, des formes abdominales.
Contrairement à ce qui est observé en présence de nombreux virus respiratoires comme la grippe ou le VRS, les enfants se sont révélés moins souvent porteurs du SARS-CoV-2 que l’adulte et les données disponibles sur la contagiosité des plus jeunes lèvent de nombreuses inquiétudes. Les
tableaux cliniques observés chez l’enfant sont loin d’être spécifiques et le diagnostic de Covid-19 chez l’enfant repose donc essentiellement sur l’anamnèse (symptômes cliniques compatibles associés à un contage avec un sujet dont le diagnostic est certain), la PCR spécifique du SARS-CoV-2 dans le rhinopharynx et la sérologie au décours.
La Covid-19 est encore mal connue, mais sa sévérité chez l’adulte comme chez l’enfant provient
essentiellement de réponses immunitaires inappropriées et/ou inadéquates.

Dossier : Covid-19
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Décidément, ce virus SARS-CoV-2 s’est révélé bien plus surprenant et instructif que tout ce que nous aurions pu imaginer. Outre le fait d’avoir bouleversé nos modes de vie, l’apparition de cette pandémie Covid-19 est venue nous rappeler l’importance de certaines questions philosophiques structurelles, tels les rapports entre individus et société ou entre science et politique. Elle nous a aussi mis en face de quelques évidences que nous avions tendance à occulter, les limites actuelles de la médecine, l’imperfectibilité de notre système de santé, nos inégalités, nos dépendances économiques. Le confinement et parfois la vacance obligée nous ont laissé tout loisir pour nous interroger sur le sens à donner à cette crise, sur le statut de soin et de vulnérabilité, sur le rôle de la politique, sur la notion de liberté, sur notre rapport à la vieillesse et à la mort, au travail et au temps… et sur un après différent.

Dossier : Infectiologie : nouveaux regards
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Face à l’émergence de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques, réduire leur consommation est une priorité. Bien que le lien entre traitement court et diminution de la pression de sélection ne soit pas clairement démontré, la réduction des durées de traitement reste un objectif important.
Plusieurs études ont montré que, pour l’angine à streptocoque A, un traitement court de 6 jours d’amoxicilline permettait d’obtenir des taux d’éradication satisfaisants. De la même manière, un
traitement court de 5 jours a été validé pour la pneumonie franche lobaire aiguë.
En revanche, pour l’otite moyenne aiguë chez l’enfant de moins de 2 ans, plusieurs études rando­misées ont montré qu’une durée raccourcie de traitement antibiotique augmentait significativement le risque d’échec. Pour cette pathologie, ainsi que pour la sinusite, les biofilms semblent jouer un rôle important dans les situations d’échec/de récidive, ce qui peut expliquer la nécessité de maintenir un traitement prolongé.

Un germe et sa prévention
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Le pneumocoque (fig. 1) (cocci à Gram positif se présentant sous forme de diplocoque le plus souvent) ou plus précisément les pneumocoques (avec plus de 94 sérotypes différents identifiés) sont des hôtes habituels du rhinopharynx, essentiellement celui de l’enfant [1]. Ces bactéries sont très majoritairement humaines, seuls les grands singes étant aussi capables de porter cette espèce dans leur rhinopharynx. Tous les enfants de moins de 5 ans sont porteurs de pneumocoque à un moment ou l’autre de l’année, et c’est à partir du rhinopharynx que cette bactérie va se transmettre par voie aérienne d’un individu à l’autre et provoquer éventuellement des maladies chez le sujet colonisé en envahissant les tissus ou le sang (fig. 2) [1].

Revues générales
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L’innocuité est un impératif majeur pour les vaccins car ils sont administrés à des personnes en bonne santé (souvent des enfants).
Ni complètement exempts de réactions secondaires, ni totalement efficaces, ils figurent parmi les traitements présentant les meilleurs rapports bénéfices/risques. Le succès de la vaccination, en permettant une réduction importante de nombreuses maladies, voire une disparition de certaines, a induit par contrecoup une focalisation sur des manifestations cliniques post-vaccination (effets indésirables). Bien que certaines soient dues aux vaccins (réactions secondaires), elles sont pour la plupart, en raison du nombre considérable de vaccinations réalisées, le résultat de coïncidences (événements intercurrents).