Contamination des laits infantiles par de l’huile d’ARA : pourquoi est-il important de continuer à prescrire uniquement ceux qui contiennent de l’ARA ?
La contamination récente de certaines préparations infantiles par de l’huile d’acide arachidonique (ARA) a ravivé les interrogations sur l’intérêt de son ajout dans ces formules, d’autant que la réglementation encadrant leur composition n’a, à tort, pas rendu cet apport obligatoire. Il demeure pourtant indispensable de ne prescrire que des préparations infantiles contenant à la fois de l’ARA et de l’acide docosahexaénoïque (DHA), avec un rapport ARA/DHA ≥ 1, pour quatre raisons principales :
– le lait maternel contient davantage d’ARA que de DHA ;
– si la synthèse endogène d’ARA est suffisante pour couvrir les besoins cérébraux, elle dépend des apports alimentaires pour assurer l’ensemble des fonctions extra-cérébrales ;
– cette synthèse peut être insuffisante chez les nourrissons porteurs de variants fréquents des gènes codant pour les désaturases ;
– un rapport ARA/DHA < 1 pourrait compromettre le développement cérébral.
