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On ne meurt pas, si… ?

L’enfant qui observait un oiseau blessé avait dit à sa mère : “Pourquoi il va mourir ?”

Celle-ci lui avait répondu : “Parce qu’il doit être vieux, et que tout le monde meurt…”
Il s’était alors inquiété : “Mais nous, on ne meurt pas, si… ?”*

Peut-on demeurer fidèles à nos engagements à rassurer les enfants (ne t’inquiète pas…) sans risquer d’apporter de l’ambiguïté dans les réponses à ces “interrogations qui les font grandir” ?

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La découverte fortuite d’une hypertriglycéridémie chez l’enfant est un fait fréquent. Il faut avant tout vérifier que le prélèvement a bien été fait à jeun et le contrôler à distance. En cas de confirmation d’un taux élevé de triglycérides, des causes secondaires d’hypertriglycéridémie devront être éliminées car elles sont de loin les plus fréquentes en pédiatrie et le traitement est celui de la cause.
L’expression des hypertriglycéridémies primitives est rare chez l’enfant et concerne essentiellement l’hyperchylomicronémie, due le plus souvent à un déficit en lipoprotéine lipase. Il faut savoir reconnaître ces formes car elles exposent à un risque de survenue de pancréatite aiguë. Chez ces patients, le traitement repose sur un régime spécifique avec une exclusion à vie des triglycérides à chaînes longues.

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Depuis quelques années, les nouvelles technologies se sont multipliées pour aider les patients à mieux gérer les symptômes de leurs maladies chroniques. En prenant d’abord l’exemple de la rhinite allergique nous pouvons mesurer l’importance de ce phénomène, sa diffusion à de nombreuses pathologies, et tenter d’en évaluer les conséquences possibles.
Un recul plus important est nécessaire pour estimer la place des applications pour smartphones dans la prise en charge des maladies chroniques, en particulier pour l’asthme et les allergies. L’analyse de la littérature montre que le principal intérêt de ces applications est du domaine de l’éducation thérapeutique. Il faut privilégier celles conçues avec l’aide des médecins, en collaboration avec les patients.

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Les troubles fonctionnels respiratoires, ou désordres respiratoires somatoformes (DRS), sont des symptômes respiratoires ou des plaintes concernant la respiration, pour lesquels une étiologie organique n’est pas identifiée. Les DRS, non organiques, sont isolés ou associés à une pathologie
organique, avant tout l’asthme.
Ces DRS sont très fréquents en consultation de pneumologie pédiatrique. Ils sont désespérants pour la famille, altèrent la qualité de vie, et peuvent conduire jusqu’à la déscolarisation. Il faut savoir y penser, les reconnaître et proposer une prise en charge qui sera acceptée.

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L’hypoglycémie non iatrogène est un symptôme banal en pédiatrie. Certains contextes, comme la période néonatale, ou certaines étiologies sont cependant à risque de séquelles neurologiques (hyperinsulinisme congénital, glycogénose…).
Par ailleurs, une hypoglycémie peut également être le premier symptôme d’une maladie plus générale et dont le diagnostic à cette occasion permettra d’éviter des complications et des décompensations plus sérieuses, dans l’insuffisance surrénalienne ou les déficits de la ß-oxydation des acides gras par exemple. Des questions simples (jeûne court/jeûne long ? Hépatomégalie ? Contexte et autres défaillances d’organes associées ? Présence d’une cétose ?) permettent d’orienter le diagnostic rapidement.

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Les maladies auto-inflammatoires (MAI) sont rares et se caractérisent historiquement par des accès inflammatoires responsables de fièvres récurrentes inexpliquées avec une atteinte
d’organe et une inflammation biologique. Le spectre des MAI est en constant remaniement, et le concept initial réducteur des fièvres récurrentes héréditaires ne suffit plus avec l’apparition de
chevauchement entre auto-inflammation, auto-immunité et déficit immunitaire.
Les signes cutanés ont une place primordiale pour aider au diagnostic d’une MAI car ils sont souvent présents mais néanmoins très variés. Nous décrirons donc les principales MAI en fonction de leur présentation dermatologique : éruption maculo-papuleuse, urticaire, dyskératose, vascularite, dermatose neutrophilique et panniculite.

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La relation entre fer et vitamine D n’est pas intuitive. Et pourtant, cette interaction, démontrée tant dans les modèles cellulaires qu’in vivo, semble de la plus haute importance en pédiatrie. Tout d’abord, parce que la carence martiale et la carence en vitamine D sont fréquentes en population générale pédiatrique. Ensuite, parce que nous avons à disposition des moyens de les prévenir. Enfin, parce que nous pouvons imaginer un bénéfice clair et probablement synergique en termes de santé globale et de médecine préventive à corriger ces deux carences.
Des études randomisées évaluant l’intérêt combiné d’une supplémentation en fer et en vitamine D en pédiatrie générale seraient très intéressantes pour évaluer le bénéfice potentiel sur l’anémie et les infections, mais également sur des critères plus globaux, tels le développement psychomoteur. En attendant ces hypothétiques études qui seraient extrêmement difficiles à mettre en œuvre en pratique,
essayons déjà de respecter les recommandations de supplémentation en vitamine D et d’apports en fer !

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